Le pico de Fogo avec mes parrains

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Aujourd’hui on monte en haut du grand Pico de Fogo, avec Olivier et Benoît. Ils sont arrivés hier à la Casa Marisa, notre hôtel, qui est située dans un champ de lave sur l’île de Fogo.

Nous nous levons à 5h30 pour ne pas avoir chaud quand on monte en haut du grand Pico. Le grand Pico fait 2829m. Je ne sais pas encore si je réussirai à monter tout en haut. Ce matin, le ciel est tout gris. Pleuvra-t-il plus haut ?

On rencontre notre guide qui s’appelle Juan à 6h30 et on commence la randonnée. Au début c’est tout plat car on est au pied du Pico de Fogo dans la caldeira. Une caldeira c’est le reste d’un volcan qui s’est effondré. Ça forme un plateau entouré des parois de l’ancien volcan. À Fogo, on voit très bien la caldeira.

Quand on commence à monter et que c’est un peu raide c’est dur, mais au fur et à mesure les muscles se réchauffent et c’est moins dur. Du coup, on enlève nos vestes pour continuer la montée. C’est un peu pentu mais ça va encore : j’avance vite et même parfois je dépasse le guide.

Mais plus on monte plus c’est pentu et même à la fin il y a des cailloux qu’on doit escalader. A un moment, il se met à pleuvoir et ça glisse plus. Et plus on monte plus il y a de la pluie et plus ça nous rafraîchit. A plusieurs moments, on croit qu’on est bientôt arrivé car on a l’impression de voir le sommet. Malheureusement, ce n’est qu’une impression et il y a encore une autre montée derrière.

Finalement, j’arrive à monter en haut du cratère. Je suis très contente de moi.

Quand on arrive en haut, on voit des fumerolles dans le cratère mais le guide nous dit que ce cratère n’a pas fait d’éruption depuis très longtemps.

Nous nous arrêtons pour manger une banane, quelques biscuits et prendre des photos. Il fait assez froid, je me mets derrière un rocher pour m’abriter du vent.

Depuis tout en haut je vois les différentes coulées de lave, celle, très ancienne, qui descend directement dans la mer et celle, plus récente, qui est près du village. Je vois la Casa Marisa qui a été reconstruite sur la dernière coulée de lave. Je vois la forêt qui descend directement dans la mer et les parois de la Caldeira qui nous entoure.

Vue sur la Caldeira, avec la dernière coulée de lave toute noire.

Puis on continue notre route pour descendre au Petit Pico. Au début de la descente, il y a des pierres et on passe à côté d’un trou où il y a de l’air chaud qui sort. Je descends très doucement car ça glisse beaucoup.

Et à partir d’un moment, le sol change et c’est de la pouzzolane. La pouzzolane ce sont des petits cailloux volcaniques, ça fait un peu comme du sable (en un peu plus gros) et donc on peut y courir dedans. Dans la grande pente, je cours très vite, mais nos pieds s’enfoncent dans cette pouzzolane et je tombe, je fais des roulades sur le côté et des galipettes (voir la vidéo en bas de page). C’est très rigolo.

La pouzzolane

Et quand on finit la descente, on arrive au petit Pico qu’Erell décrira dans son article. Il y a du soufre partout et ça fait de jolies couleurs jaunes fluo. Mais on attend Olivier et Benoît qui s’amusent dans la pouzzolane à prendre des photos et faire des galipettes.

La descente dans la pouzzolane vers le petit Pico

En continuant la descente, pour rentrer à la Casa Marisa, on marche dans un chemin de lave. Dans le chemin de lave, on rencontre différents aspects de lave. Il y en a un où quand on marche dessus c’est tout plat et ça fait crac crac.

Il y en a un qui est fait de plein de cailloux de lave entassés et c’est un peu plus difficile de marcher dessus parce qu’on peut tomber et se faire des entorses.

On trouve aussi des endroits où la lave est entortillée comme des tresses. On appelle cela la lave cordée.

Après le champ de lave nous arrivons à la Casa Marisa vers 12h30. Je suis contente et fatiguée en même temps. Maman me félicite et me dit que je suis la randonneuse du siècle pour avoir gravi et descendu plus de 1000m de dénivelé.

Mélisse et Olivier.

PS (d’Olivier) : D’autres infos et photos (à venir) sur le blog de Ol and Ben : ici et . Et les nouvelles fraîches de l’équipage se trouvent dans le fil twitter en bas de chaque page du blog pingouincolibris.

10 réponses

  1. Ol&Ben
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    Encore toutes nos félicitations Mélisse pour cette fabuleuse ascension ! Tu as été une vraie championne et on a été contents de partager ce moment avec toi.
    Bon vent à toute la fine équipe des colibris, pour la suite au Cap Vert, en transat et au delà, sans trop de rafales ! 25-30 noeuds c’est bien
    Merci à tous les 4 pour ces super moments partagés. À très vite de vous retrouver sur ce périple…

  2. Natalie
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    Très grand bravo Mélisse ! Et merci pour ce beau reportage ! Bises à vous tous !

  3. Anne
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    hip hip hip hourra Melisse ! A défaut de vous envoyer un oeuf, je vous envoie mes plus beaux bisous de Paques

  4. Mamilo
    | Répondre

    Félicitations ma Mélisse pour ton ascension !
    Tu deviens une grande spécialiste des îles volcaniques ! Très jolies les tresses . Cette année, les cloches ont changé d’endroit et passent en Normandie. Voyagent-elles aussi jusqu’au Cap vert ?
    À très bientôt. Bisous de Mamilo.

  5. Manou
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    et Erell vous l’aviez rangée où ? elle était avec vous ? parce que ça m’avait l’air costaud cette rando ! merci pour ce très beau compte-rendu de rando (CRR n’est-ce pas ?). Je vous embrasse tous. Ici à Syracuse pour faire mentir Cicéron il se met à pleuvoir à verse…

    • auflo
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      Erell et moi étions restées à la Casa Marisa, rando trop dure pour Erell (et visiblement j’aurais soufflé aussi !). A la place, on a fait un marathon de Uno ; en jeu à 2, Erell y devient stratège…

  6. Les Theau-Chotard
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    Coucou la famille!
    Super ces nouvelles et ces nouveaux exploits. Bravo Mélisse pour cette belle ascension avec tes accompagnants!
    On a bien pensé à vous ce week-end, partagé avec les Bidault (en visite dans les Alpes) et les grenoblois.
    Gros bisous, à bientôt,
    Marie-Laure.

  7. dubreuil gérard
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    Que dire de plus? Bravissima ma Mélisse pour cette ascension de plus de 1000 mètres de dénivelé , je suis très admiratif ! Mais tu étais bien accompagnée , cela encourage . Si tu le peux encore passes un grand bonjour à tes parrains . As-tu rapporté des cailloux volcaniques? ils sont parfois très beaux .
    Cela fait plaisir de lire vos compte-rendu , c’est de l’oxygène au milieu de cette campagne présidentielle difficile à vivre.
    Gros bisous à vous toutes et tous. Grand-père.

  8. Martine
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    Félicitations Mélisse, l’ascension était difficile et la descente sûrement de même car cela fait travailler beaucoup les genoux et tu as raison de faire attention à tes chevilles. Mais quelle récompense d’avoir vu ces magnifiques paysages. Moi la pouzzolane je l’utilise pour mettre aux pieds des massifs de plantes, c’est très utile pour éviter que l’herbe pousse trop vite et en plus c’est très joli.
    Merci encore pour ces beaux reportages.
    Martine

  9. Ben
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    Petite pensé pour vous quand nous avons regardé l’émission « J’irai dormir chez vous au Cap Vert » avec un passage sur Fogo. Est ce que Ol, Ben et Aurélien ont reçu des demandes en mariages ? Le présentateur en a reçu 5 en même temps sur Fogo me semble t il !!

    Pour ceux qui voudrait voir cet épisode « https://www.france.tv/france-5/j-irai-dormir-chez-vous/saison-5/183563-le-cap-vert.html »

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