Les cultures de Madère

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Je vais vous expliquer l’histoire des plantations à Madère.

Quand les colons du Portugal sont arrivés à Madère, au 15e siècle, ils ont d’abord brûlé toutes les forêts pour en faire des champs de canne à sucre. Mais par contre ce n’était pas si facile parce qu’ils ont dû faire des cultures en terrasses car à Madère il n’y a que des montagnes. Ils ont mis des champs partout : en haut des falaises, en bas des falaises, et même dans les falaises. Partout, quoi (un peu comme les tunnels) !

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Des champs en haut des falaises

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En bas des falaises (accès par téléphérique !)

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Au milieu des falaises

Les cultures en terrasse, ça sert à ce que l’eau ne coule pas comme quand c’est en pente. Avec les cultures en terrasse, l’eau rentre dans la terre et les plantes ont de l’eau pour se nourrir. Pour récupérer l’eau de pluie et l’amener dans les champs, ils ont eu l’idée de construire des sortes de petits ruisseaux, les levadas. A Madère il y a environ 2000 km de levadas.

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Une levada qui contourne la montagne

L’âge d’or de la canne à sucre dure environ du 15e siècle au 16e siècle. Du coup Madère s’est beaucoup développé et ils sont devenus très riches. Tellement que pour remercier la canne à sucre, sur le blason de Funchal (la capitale de Madère) ils ont mis 5 pains de sucre. Mais après la canne à sucre a plutôt été cultivée au Brésil. Depuis, à Madère, ils ont planté des forêts de bananiers. Et d’autres fruits : par exemple fruits de la passion, mangues, raisin, figues, figues de barbarie, enfin bref plein de fruits et de légumes.

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Petit déjeuner de fruits de Madère

Mais il reste quand même un peu de canne à sucre à Madère et on a visité une distillerie. A la distillerie, on fait de l’alcool à partir du sucre. Pour fabriquer le sucre, on met la canne à sucre dans une grosse machine qui broie la canne à sucre, la machine à triturer.

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Nous coupons la canne à sucre

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Erell devant la machine à triturer

Le bois de la canne part, et le jus sucré coule dans un petit tuyau. Ici on voit Erell qui boit le jus et elle se régale.

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Jus de canne à sucre

Ensuite, ils prennent le jus, ils le mettent dans une sorte de grosse marmite où un tuyau en escargot avec de l’eau chaude réchauffe le jus. Il mettent de la levure dans la marmite. Le jus se transforme en alcool, on dit que ça fermente.

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La marmite de fermentation

Et ensuite ils mettent le jus fermenté dans une sorte de colonne, qui s’appelle une colonne à distiller, qui va séparer l’alcool de l’eau. La colonne chauffe pour que l’alcool s’évapore et plus haut, l’alcool redevient liquide et on peut le prendre et du coup il est beaucoup plus fort car il n’y a plus d’eau dedans. C’est du rhum. On le met en bouteille et on le vend.

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Les colonnes à distiller

Bien sûr, avec la canne à sucre on peut faire aussi du sucre et des gâteaux de Madère très bons : les « broas de mel » et les « bolos de mel ».p1010885

Le broas de mel et les bolos de mel

 

Mélisse

9 réponses

  1. Ophélie
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    Mmmm, ça donne envie d’aller vivre à Madère qui semble être le paradis des fruits !!

    • Aurélie
      | Répondre

      Heuuu, moi je serai plus partante pour mettre les fruits dans le rhum 😉

      • auflo
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        Ah ben nous on fait les 2 (fruits avec ou sans alcool). Et on trinque à ton anniv Lilou, un jour en retard. Et à ceux de Juju et de Grand-Père, plein de jours en retard ! Plein de bises à tous. Flora.

  2. edith
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    Merci pour ce reportage, Mélisse, une fois de plus je suis bluffée par votre programme scolaire fort diversifié!
    Mais attention, pas de canne à sucre alcoolisée pour les enfants!!
    Et pas trop de gâteaux pour les gourmands, petites et grands!!

  3. Neyret Monique
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    Moi j’ai peur de ne plus me souvenir de tout ce que vous nous apprenez! En tout cas c’est un réel plaisir de lire vos reportages et voir vos bouilles sur les photos! Je pense que vos copains et copines d’école doivent sacrément vous envier.
    Pour nous lundi c est départ en Bretagne, moins exotique mais bien aussi.
    Bisous lyonnais

  4. Manou
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    Bravo ma Mélisse pour tout ce que tu m’apprends ! Les voyages forment la jeunesse, à tous les âges finalement puisque j’en profite. Je trouve que vous avez encore grandi, sur les photos. Faudrait voir à pas me dépasser trop vite ! Je suis contente aussi qu’il y ait plein de copains-copines pour partager ces beaux moments. Finalement avec le voyage et le blog, vous faites tout ce qu’on fait à l’école (les rédactions, le sport, la géographie, l’histoire, les sciences, le dessin, les récrés…). Et la musique ? tu joues de la clarinette un peu ? vous chantez ? Et puis j’oubliais les maths : ça avance ? Bon tu peux me répondre aussi par mail, est-ce que vous avez lu celui que je vous ai envoyé à toutes les 2 ? GROS GROS BISOUS ma puce.

  5. Manou
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    ça y est vous êtes repartis ! Avec l’AIS (qui marche très bien maintenant), on a presque l’impression de voir lorsque vous faites des pauses dans le parcours, lorsque vous changez de bord ! On voit aussi la vitesse, ça a l’air d’avancer peinard. Je pense à vous très fort (et à celui ou celle qui assure le quart pour l’instant – il est 23h13 – puis à celle ou celui qui se fera réveiller pour prendre le suivant…). J’imagine le ciel étoilé, la sonnerie de l’AIS et il faut descendre pour la stopper (ça serait quand même bien que ce soit remonté au tableau dans le cockpit…) et regarder quel bateau se présente, où, dans quel sens, à quelle vitesse. Fait-il froid aussi dans ces mers-là la nuit ? Je vous embrasse fort. Je voudrais être avec vous.

    • auflo
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      Nous n’avons pas croisé beaucoup de bateaux pendant cette traversée, un voilier au loin et peut-être 3 cargos max, au loin aussi. Il fait maintenant plus chaud la nuit, plus besoin de la salopette de quart, mais la polaire voire la veste de quart se supportent encore bien !

  6. […] siècle qui venait acheter de la canne à sucre photo à ajouter dans article madère à Madère (comme je l’ai expliqué dans un autre article) et il allait la vendre en Europe. Pendant un voyage, comme il y avait des pirates, il s’est […]

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