{"id":1031,"date":"2017-08-05T22:40:24","date_gmt":"2017-08-05T20:40:24","guid":{"rendered":"http:\/\/pingouincolibris.fr\/?p=1031"},"modified":"2017-08-07T00:52:17","modified_gmt":"2017-08-06T22:52:17","slug":"de-caribe-en-scylla","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pingouincolibris.fr\/?p=1031","title":{"rendered":"De Caribe en Scylla"},"content":{"rendered":"<p><!--more--><\/p>\n<p><em>J\u2019ai amen\u00e9 dans mes valises l\u2019Odyss\u00e9e d\u2019Hom\u00e8re (en version abr\u00e9g\u00e9e) que je lis aux filles depuis que je suis \u00e0 bord. Ulysse veut retrouver sa patrie et sa P\u00e9n\u00e9lope mais subit les desseins rancuniers de Pos\u00e9idon.<\/em><\/p>\n<p><em>Je dis\u00a0: voici un nouvel \u00e9pisode. <\/em><\/p>\n<p><em>Au plus loin de son voyage de retour vers sa terre natale, Aur\u00e9lien-Ulysse projette d\u2019emmener sa P\u00e9n\u00e9lope, ses filles et moi, son beau-p\u00e8re (oui, dans notre Odyss\u00e9e \u00e0 nous c\u2019est comme \u00e7a), vers les cascades de Trememb\u00e9.<\/em><\/p>\n<p><em>G\u00e9rard<\/em><\/p>\n<p>Dans la cit\u00e9 de S\u00e3o Salvador da Bahia de Todos os Santos, Ulysse consulta l\u2019irr\u00e9prochable devin Zygrib qui lui r\u00e9pondit ainsi\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; Remplis tes cales de vivres et lorsque Zeus am\u00e8nera le 3<sup>e<\/sup> jour, port\u00e9s par un doux Aliz\u00e9, tu partiras. Sur ton fier Penn Gwen, tu navigueras jusqu\u2019\u00e0 la baie de Camamu, remonteras les eaux douces du Rio Mara\u00f9, et rejoindras les cascades de Trememb\u00e9. Alors enfin, si tu n\u2019offenses pas Pos\u00e9idon, tu pourras entamer ton retour vers la mer poissonneuse et ta terre natale.<\/p>\n<p>Nous rempl\u00eemes les cales et, le 3<sup>e<\/sup> jour, Eole fit souffler un bon vent et la voile se gonfla. Bient\u00f4t Ulysse aper\u00e7\u00fbt une baleine qui entama pour nous sa danse. Trois fois elle souffla vers le ciel et fendit la mer grise d\u2019\u00e9cume de sa queue noire. Dans notre c\u0153ur nous voulions l\u2019approcher. Les enfants envo\u00fbt\u00e9s priaient Ulysse de la rejoindre. Malheureux, le fr\u00eale navire qui se frotte \u00e0 sa masse gigantesque\u00a0! Alors Ulysse se boucha les oreilles avec de la cire molle et, sourd \u00e0 nos pri\u00e8res, il continua sa route.<\/p>\n<p>Nous parv\u00eenmes \u00e0 \u00a0l\u2019\u00eele de Tinhar\u00e9 et son havre sympa et vaguement trop\u00e9zien, Morro de S\u00e3o Paulo. Pendant deux jours, nous y b\u00fbmes bien, mange\u00e2mes des sp\u00e9cialit\u00e9s br\u00e9siliennes\u00a0: pastels, brochettes de fromage et acaraj\u00e9s. Nous y rencontr\u00e2mes le jeune Carlos, fils de Carlos, qui nous f\u00eet d\u00e9couvrir l\u2019\u00eele. Les dauphins nous salu\u00e8rent au mouillage. Nous nous endu\u00eemes d\u2019argile de l\u2019\u00eele et Ulysse s\u2019acheta 2 tee-shirts.<\/p>\n<p>Au sixi\u00e8me jour, quand parut l\u2019aube aux doigts roses, Ulysse ordonna \u00e0 ses compagnons de remonter l\u2019ancre et nous sort\u00eemes du mouillage pour faire route sur le fleuve Oc\u00e9an vers la baie de Camamu et ses chutes de Trememb\u00e9. Pendant 8 heures, on navigua. Ulysse tenu sans cesse le gouvernail, ne le c\u00e9dant \u00e0 aucun de ses compagnons. Il voulait arriver vite malgr\u00e9 les vents contraires et la mer d\u00e9sordonn\u00e9e\u00a0; peut-\u00eatre aussi voulait-il lutter contre le mal de mer.<\/p>\n<p>Le 7<sup>e<\/sup> jour, nous remont\u00e2mes la rivi\u00e8re. Elle \u00e9tait large, faisait de grands m\u00e9andres. Elle \u00e9tait bord\u00e9e d\u2019une luxuriante v\u00e9g\u00e9tation, cocotiers, palmiers \u00e0 profusion, et mangrove. Sur ses rives nous ne v\u00eemes que tr\u00e8s peu d\u2019habitants. Elle \u00e9tait aliment\u00e9e par de fr\u00e9quents petits affluents et des petites \u00eeles occupaient une partie de son lit.<\/p>\n<p>Nous parv\u00eenmes \u00e0 la cit\u00e9 de Mara\u00f9. Le soleil se coucha, les rues se couvraient d\u2019ombre\u00a0; on s\u2019endormit au mouillage. Lorsque par\u00fbt l\u2019aube aux doigts roses, on mit le canot Caribe \u00e0 l\u2019eau et Ulysse, sa fille et moi-m\u00eame m\u00eemes pied \u00e0 terre. Nous constat\u00e2mes la pauvret\u00e9 triste de ce village de p\u00eacheurs et la gentillesse de ses habitants. A la recherche de vivres pour remplir les calles du navire qui se vidaient, nous d\u00e9couvr\u00eemes de myst\u00e9rieux mets\u00a0: nectar de genipap, bananes roses et crabes bleus. N\u2019\u00e9coutant que notre gourmandise, nous c\u00e9d\u00e2mes \u00e0 la tentation et les ramen\u00e2mes \u00e0 bord. Ulysse dit\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; Amis, ce n\u2019est pas aujourd\u2019hui que nous descendrons aux demeures d\u2019Had\u00e8s. Allons\u00a0! Tant qu\u2019il y aura de quoi boire et manger \u00e0 bord, songeons \u00e0 nous nourrir et \u00e0 ne pas mourir de faim. Ce soir nous gagnerons les cascades.<\/p>\n<p>Nous \u00e9bouillant\u00e2mes les crabes. Les dieux nous montr\u00e8rent alors un prodige\u00a0: de bleu, leur carapace se couvr\u00eet de rouge. Et aussit\u00f4t Pos\u00e9idon en col\u00e8re dit aux immortels\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; Ch\u00e2tions Ulysse et ses compagnons\u00a0! Ils ont os\u00e9 tuer les crabes qui faisaient mon plaisir.<\/p>\n<p>Sourds au courroux divin, nous partage\u00e2mes les crabes si bien que personne ne f\u00fbt l\u00e9s\u00e9. Tout l\u2019apr\u00e8s-midi on mangea (c\u2019est long \u00e0 manger, les crabes). Puis nous repr\u00eemes la route.<\/p>\n<p>Des \u00e9cueils, rochers et bancs de sables, dress\u00e9s par le dieu qui commande la terre et la mer nous guettaient partout. Sans certitude, le rus\u00e9 Ulysse et la sage P\u00e9n\u00e9lope se bas\u00e8rent sur leur intuition et les r\u00e9cits du vieux et illustre Guy de Vagnon pour y trouver leur route. Nous t\u00e2tonn\u00e2mes, avan\u00e7\u00e2mes prudemment, parfois d\u00fbmes reculer, cern\u00e9s par les bancs de sable. Le soleil se coucha et Ulysse se questionna\u00a0: mouillons-nous ici ou continuons-nous\u00a0? Nous continu\u00e2mes. Arriv\u00e9s au dernier confluent, nous jet\u00e2mes l\u2019ancre et nous endorm\u00eemes, le sommeil \u00e0 peine troubl\u00e9 par le murmure des cascades au loin dans la nuit obscure.<\/p>\n<p>Lorsque par\u00fbt l\u2019aube sur son tr\u00f4ne d\u2019or, Ulysse envoya deux jeunes h\u00e9rauts en reconnaissance sur leur stand-up paddle. Nous m\u00eemes le canot Caribe \u00e0 l\u2019eau, frapp\u00e2mes de nos rames le fleuve gris d\u2019\u00e9cume et les suiv\u00eemes. Pendant une heure, nous admir\u00e2mes la beaut\u00e9 de la cascade.<\/p>\n<p>Alors Ulysse dit ces paroles ail\u00e9es :<\/p>\n<p>&#8211; Debout\u00a0! Il faut quitter ces lieux enchanteurs et partir, la mar\u00e9e qui descend nous l\u2019ordonne. Si nous la suivons, elle nous conduira jusqu\u2019\u00e0 Mara\u00f9. Mais si nous tardons, alors le labyrinthe se refermera sur nous.<\/p>\n<p>Il dit et notre c\u0153ur se brisa. Mais \u00e0 quoi bon se lamenter\u00a0? Nous rejoign\u00eemes le navire, lev\u00e2mes l\u2019ancre, et repr\u00eemes la route en sens inverse. Avions-nous contempl\u00e9 trop longtemps la cascade\u00a0? Ou \u00e9tait-ce Pos\u00e9idon rancunier qui se joua de nous\u00a0? Le fait est que notre navire s\u2019\u00e9choua sur un banc de sable. Ulysse dit\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; Pauvres de nous\u00a0! Nous voil\u00e0 pris au pi\u00e8ge, il faut attendre que la mar\u00e9e remonte.<\/p>\n<p>Le navire penchait sur l\u2019arri\u00e8re, en appui sur son gouvernail\u00a0: Ulysse et P\u00e9n\u00e9lope priaient H\u00e9pha\u00efstos que les forgerons l\u2019aient construit solide. A mar\u00e9e basse, Ulysse monta au m\u00e2t pour scruter les fonds et rep\u00e9rer les bancs de sables. Il dit\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; Le vieux Guy de Vagnon est g\u00e2teux, il nous a conduit du mauvais c\u00f4t\u00e9 de la rivi\u00e8re\u00a0! Par miracle nous sommes pass\u00e9s \u00e0 l\u2019aller \u00e0 quelques m\u00e8tres du danger\u00a0; mais nous n\u2019y avons pas \u00e9chapp\u00e9 cette fois-ci.<\/p>\n<p>L\u2019eau remontait mais le soir approchait. Enfin le navire se d\u00e9crocha. Ulysse le conduisit \u00e0 l\u2019abri et d\u00e9cida de jeter l\u2019ancre pour la nuit.<\/p>\n<p>Lorsque par\u00fbt l\u2019aube aux doigts roses, nous descend\u00eemes la rivi\u00e8re. Alors Zeus, le fils de Cronos, suspendit un \u00e9pais nuage au-dessus du navire. L\u2019eau devint noire. Aussit\u00f4t le strident Z\u00e9phyr souffla en tourbillons et des trombes d\u2019eau tomb\u00e8rent du ciel. Nous man\u0153uvrions pour \u00e9viter les barques de p\u00eacheurs et les \u00e9cueils, et d\u00e9jouer les pi\u00e8ges de Pos\u00e9idon qui bloquait nos \u00e9coutes \u00e0 chaque virement de bord.<\/p>\n<p>Nous trouv\u00e2mes un abri au mouillage de Sapinho, entre les \u00eeles de Campinho et de Goio. Nous y jet\u00e2mes l\u2019ancre. Une taverne semblait occuper la pointe de la deuxi\u00e8me \u00eele. Ulysse, P\u00e9n\u00e9lope et leur fille a\u00een\u00e9e mirent le canot Caribe \u00e0 l\u2019eau, fendirent l\u2019eau de leur rame et partirent en reconnaissance.<\/p>\n<p>Parvenus \u00e0 terre, ils ne virent nulle \u00e2me vivante en ces lieux sombres et d\u00e9serts. Etions-nous parvenus sur les rivages du royaume d\u2019Had\u00e8s\u00a0? C\u2019est alors qu\u2019au milieu de terribles aboiements, Cerb\u00e8re appar\u00fbt et se rua sur Ulysse. Ce monstre f\u00e9roce avait l\u2019apparence d\u2019un roquet \u00e0 cinq t\u00eates\u00a0! Ulysse protesta, fit plusieurs cabrioles, mais Cerb\u00e8re r\u00e9ussit \u00e0 lui mordre le mollet. Ulysse sauta dans le canot et trancha les amarres. Vite, il ordonna \u00e0 sa compagne de se courber sur les rames pour fuir ce malheur. Tous, ensemble, redoutant l\u2019horrible Cerb\u00e8re, firent jaillir l\u2019eau de la mer. Ils rejoignirent le navire, contents d\u2019avoir \u00e9vit\u00e9 le tr\u00e9pas mais accabl\u00e9s de devoir rejoindre un centre antirabique au plus t\u00f4t.<\/p>\n<p>Nous d\u00e9barqu\u00e2mes sur l\u2019\u00eele de Campinho. Nous y trouv\u00e2mes un village entour\u00e9 de palmiers et de mangrove et que nulle route ne rejoint. Dans les merveilleux jardins poussaient des fruits \u00e9tranges qui nous \u00e9taient inconnus. A notre arriv\u00e9e, les habitants nous dirent\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; Etrangers, puisque vous \u00eates venus vers notre terre et notre ville, vous ne manquerez ni de nourriture ni d\u2019aucune autre chose qu\u2019il convient d\u2019accorder aux voyageurs.<\/p>\n<p>Ils nous combl\u00e8rent de leur gentillesse, nous offrirent leur fruit que l\u2019on baptisa \u00ab\u00a0pommes d\u2019amour\u00a0\u00bb et nous mange\u00e2mes leurs crevettes \u00e0 la banane assaisonn\u00e9es de lait de coco, d\u2019huile de palme, de farofa (farine de manioc grill\u00e9e) et de d\u00e9licieux haricots. Nous rejoign\u00eemes le navire, repus et le c\u0153ur joyeux.<\/p>\n<p>Les filles d\u2019Ulysse ayant \u00e9gar\u00e9 la veille leurs pr\u00e9cieux bracelets en pierre pr\u00e9cieuse des \u00eeles Fortun\u00e9es, P\u00e9n\u00e9lope et sa fille a\u00een\u00e9e mirent \u00e0 l\u2019eau le canot Caribe et d\u00e9barqu\u00e8rent sur une plage pour y chercher les bijoux. Apr\u00e8s avoir cherch\u00e9 en vain, elles remont\u00e8rent dans le canot pour rejoindre les leurs et frapp\u00e8rent de leurs rames le fleuve gris d\u2019\u00e9cume. Mais Pos\u00e9idon, le Puissant qui \u00e9branle la terre, revenait. Il aper\u00e7ut P\u00e9n\u00e9lope et sa fille et sa col\u00e8re \u00e9clata. Saisissant son trident, il d\u00e9cha\u00eena les vents et les courants. La fille d\u2019Ulysse sentit sa rame se briser en deux\u00a0; seul le manche lui resta en main tandis qu\u2019elle vit la pagaie d\u2019\u00e9loigner sur les flots. P\u00e9n\u00e9lope d\u00e9marra le moteur mais celui-ci \u00e9tait noy\u00e9. La fille d\u2019Ulysse se lamenta dans son c\u0153ur g\u00e9n\u00e9reux. Elle dit\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; Malheureuse que je suis\u00a0! Que va-t-il m\u2019arriver maintenant\u00a0? Notre canot erre sur les flots et bient\u00f4t le fleuve se couvrira d\u2019ombre. Voici notre perte, c\u2019est s\u00fbr. Ah\u00a0! Si mes parents ne m\u2019avaient emmen\u00e9e dans ce maudit tour de l\u2019Atlantique\u00a0!<\/p>\n<p>Mais une id\u00e9e lui parvint. Elle dit\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; A quoi bon se lamenter\u00a0? Ma m\u00e8re, regagnons la mangrove \u00e0 l\u2019aide de la rame qui nous reste. Ainsi nous serons prot\u00e9g\u00e9es des courants et pourrons avancer \u00e0 l\u2019aide des racines, et peut-\u00eatre retrouver la pagaie que j\u2019aper\u00e7ois toujours au loin.<\/p>\n<p>Tandis que P\u00e9n\u00e9lope ramait avec vigueur, la fille d\u2019Ulysse ne quittait pas la pagaie des yeux. Cependant arriv\u00e9es pr\u00e8s de la mangrove, son c\u0153ur se brisa\u00a0: elle avait confondu la pagaie avec une simple vague. Elles perdirent tout espoir. Mais alors, la sage P\u00e9n\u00e9lope vit la pagaie quelques m\u00e8tres plus loin et r\u00e9ussit \u00e0 la rattraper. Elles purent\u00a0frapper de leur rames le fleuve gris d\u2019\u00e9cume et rejoignirent enfin leurs chers compagnons, contentes d\u2019avoir \u00e9vit\u00e9 le tr\u00e9pas mais pleurant les bijoux perdus.<\/p>\n<p>Alors les dieux se r\u00e9unirent dans le palais de Zeus. Ils prirent en piti\u00e9 Ulysse et ses compagnons. Le grand\u00a0Zeus dit\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; D\u00e9cr\u00e9tons le retour d\u2019Ulysse\u00a0! Pos\u00e9idon, oublie ta col\u00e8re car tu ne peux rien contre tous les immortels.<\/p>\n<p>Quand Zeus amena le douzi\u00e8me jour, nous p\u00fbmes prendre la mer, d\u00e9ployant la voile au bon vent. Pos\u00e9idon ruminait sa ranc\u0153ur. Il amassa les nu\u00e9es et souleva la mer, rendit notre retour amer et avec mal de mer. Mais il respecta le jugement de Zeus et bient\u00f4t les hautes murailles de Salvador apparurent.<\/p>\n<p>De retour \u00e0 Salvador, nous rencontr\u00e2mes un navire au nom \u00e9trange de \u00ab\u00a0l\u2019Odyss\u00e9e\u00a0\u00bb qui avait travers\u00e9 le fleuve Oc\u00e9an et aborda le port \u00e0 nos c\u00f4t\u00e9s. Nous d\u00e9barqu\u00e2mes\u00a0; Ulysse put se faire vacciner, P\u00e9n\u00e9lope se fit soigner de la maladie b\u00e9nigne qui l\u2019affectait depuis quelques jours et leur fille r\u00e9para la rame capricieuse. Mon temps parmi mes chers compagnons touchant \u00e0 sa fin, j\u2019embrassai Ulysse, P\u00e9n\u00e9lope et mes petites filles, et tel Herm\u00e8s, j\u2019attachai \u00e0 mes pieds mes belles Havaianas en or qui me portent sur la terre et sur la mer immense aussi vite que le vent, et m\u2019envolai vers notre terre natale.<\/p>\n<p>Auteurs\u00a0: G\u00e9rard et les Colibris, avec l\u2019aide d\u2019Hom\u00e8re.<\/p>\n<p>Si vous suivez <a href=\"https:\/\/goo.gl\/photos\/2UNrPECixT5oddQh8\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">ce messager<\/a>, vous acc\u00e9derez \u00e0 la repr\u00e9sentation iconographique \u2013certes non exhaustive- de notre Odyss\u00e9e. P\u00e9n\u00e9lope.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":1035,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[21,24],"tags":[],"class_list":["post-1031","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-bresil","category-le-coin-des-invites"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/pingouincolibris.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/IMG_3802.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/pingouincolibris.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1031","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/pingouincolibris.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/pingouincolibris.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pingouincolibris.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pingouincolibris.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1031"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/pingouincolibris.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1031\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1038,"href":"https:\/\/pingouincolibris.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1031\/revisions\/1038"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pingouincolibris.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1035"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/pingouincolibris.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1031"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/pingouincolibris.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1031"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/pingouincolibris.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1031"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}